da Liberation 31.05.2011 sui risultati elettorali italiani


in attesa di mettere il commento di Economist, che farà una volta di più sobbalzare alcuni dei miei amici landiniani, e in attesa di leggere qualcosa di nostro sui risultati elettorali, metto intanto nel Landino l’articolo di Liberation,  in un giorno particolare: dopo anni che vivo a Bruxelles, oggi é la prima volta  in cui i miei ‘concittadini non italiani’ mi hanno fatto un sacco di complimenti e di congratulazioni, ma questa volta é per il risultato elettorale, anche loro  sono felici che il cavaliere abbia perso Milano. 

Grave revers électoral pour Berlusconi à Milan La gauche remporte 55,14% des voix dans cette ville, capitale économique du pays et fief électoral de la droite de Berlusconi depuis 18 ans. 235 réactions Silvio Berlusconi (REUTERS) La droite italienne de Silvio Berlusconi a perdu lundi son fief de Milan et échoué à ravir Naples à la gauche, qui voit dans cette cuisante défaite aux municipales un signe précurseur de la fin politique du Cavaliere. “Nous avons libéré Milan. La ville avait besoin de changement et ce vote l’a démontré”, a lancé le candidat de la gauche Giuliano Pisapia qui l’a emporté avec 55,10% des voix contre 44,89% à la maire sortante Letizia Moratti, candidate du Peuple de la liberté (PDL), le parti du chef du gouvernement. “Je serai le maire de tous les Milanais”, a promis l’avocat, qui s’est dit “ému” lors d’une conférence de presse, avant de se rendre place du Duomo où l’attendait des supporters enthousiastes. Capitale économique du pays, Milan est la ville natale de M. Berlusconi, le siège de son empire médiatique Fininvest et le fief électoral de la droite depuis 18 ans. Ces quinze dernières années, la gauche n’était jamais parvenue jusqu’au ballottage, perdant systématiquement au premier tour. Victoire d’un magistrat à Naples A Naples, l’entrepreneur de droite Gianni Lettieri, pourtant arrivé en ballottage favorable à l’issue du premier tour, a reconnu sa défaite auprès de l’ex-magistrat Luigi de Magistris qui a remporté 65,37% des voix contre 34,62% à son rival, selon les résultats définitifs. “Nous avons perdu”, a sobrement commenté Carlo Giovanardi, secrétaire d’Etat à la famille. Les candidats du centre-droit ont également été battus à Cagliari, Trieste, Novare, fief de la Ligue du Nord, allié crucial de M. Berlusconi. La droite a même perdu la municipalité de Arcore, dans les environs de Milan, où se trouve la résidence privée du chef du gouvernement, théâtre, selon les médias, de nombreuses fêtes osées en compagnie de belles jeunes filles. “Nous allons vers une phase de grande incertitude politique (…) car la majorité sortie des législatives (il y a trois ans, ndlr) et siégeant au Parlement est différente de la majorité qui ressort dans le pays après les municipales”, a réagi Beppe Pisanu, ex-ministre de droite de l’Intérieur et président de la Commission antimafia. “La droite a perdu et nous devrons analyser (ce résultat) et tenter de donner des réponses avec la politique de notre gouvernement”, a déclaré pour sa part le vice-président des députés du PDL, Gaetano Quagliariello. Test national Le vote à Milan était considéré comme un test national pour Silvio Berlusconi, même si M. Pisapia a exclusivement mené campagne sur des questions locales. L’opposition dans son ensemble, des démocrates-chrétiens de l’UDC à la gauche de l’IDV et du PD, a multiplié les appels à Silvio Berlusconi pour qu’il se démette. “C’est une victoire importante, irrésistible, un avis d’expulsion pour l’occupant du Palais Chigi”, siège du gouvernement, a commenté Nichi Vendola, étoile montante de la gauche italienne, chef de “Gauche, écologie et liberté”, formation à laquelle appartient M. Pisapia. “Silvio Berlusconi et le berlusconisme sont sur la voie du déclin”, a renchéri Nicola Latorre, sénateur et un des principaux dirigeants du PD, tandis que le président du département de Rome Nicola Zingaretti saluait “une très belle journée pour l’Italie”. Depuis plusieurs jours, M. Berlusconi, qui avait mis tout son poids dans la balance au premier tour, cherchait à relativiser la portée d’un double revers à Milan et à Naples. “Le résultat n’aura pas d’effet sur le gouvernement”, a-t-il assuré à des proches, en se disant certain du soutien de la Ligue. M. Berlusconi espère faire oublier rapidement ce revers et, selon les analystes, même s’il devait y avoir des élections anticipées, il ne les envisage pas avant le printemps 2012, un an avant l’échéance normale de 2013. (Source AFP)

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